Pasteur : le bon, la brute et le truand !

Par: Samuel Foucart




«Au risque de provoquer une crise d’urticaire chez certains de mes lecteurs, je tiens tout de suite à préciser que ce titre, aussi provocant soit-il, est tout à fait le reflet du Nouveau Testament en la matière ; alors j’en conviens, j’ai adapté volontairement mon sujet en utilisant le titre d’un bon vieux western spaghetti et ce à la demande de quelques-uns de mes collègues ; vous comprendrez mieux pourquoi en lisant la suite !»

Le bon pasteur : il existe et il est décrit largement par le message de l’Évangile ; il constitue même la majorité parmi tous ceux que je connais, mais j’aimerais terminer avec lui !

Le pasteur brutal alors ? « Paissez le troupeau […] non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage. » (1 Pierre 5.3). De tout temps, Ancien et Nouveau Testaments, nous trouvons là une préoccupation divine : « Pourvu que ceux qui sont établis pour s’occuper du peuple de Dieu le fasse avec tendresse et amour » ! Et si le pasteur « brute » n’est pas majoritaire, il n’empêche qu’il existe encore aujourd’hui pour le malheur du troupeau ! Avec lui, pas moyen de discuter ; soit tu es d’accord avec lui, soit tu vires (pardon pour l’expression triviale) ; avec lui, une seule personne a raison, LUI ! Les menaces sont son fonds de commerce ; la culpabilité son bras droit ; les mauvais propos ne lui font pas peur ; s’il doit vous nuire à vous et à votre honneur, même publiquement, il le fera ! J’arrête là ! Depuis la nuit des temps, Dieu condamne ces bergers-là, qui heureusement ne sont pas la majorité !

Et alors le truand ? Le pasteur truand, loin d’être un géant de la foi, serait plutôt un gérant de ma foi ! Lui, son seul but est de s’enrichir sur le dos des brebis grasses (relire Ézéchiel 34 à ce sujet) ; voilà pourquoi vous voyez ce genre de pasteur truand pulluler dans les grandes villes, telles Paris par exemple ; ils viennent toujours répondre à un « appel du Seigneur », à une « vocation » systématiquement dirigée là où il y a des grandes assemblées ; et leur message est toujours le même : « Ne donnez pas votre offrande dans ces églises-là, ils vous volent ; donnez-la à nous ! » À Paris, actuellement, un pasteur truand sévit et détourne de la foi des gens épris d’absolue vérité au nom de principes sectaires épouvantables ; son seul but étant de piller les églises « riches » avant de piller les chrétiens (même pauvres) ! Ceux-là, les truands, il nous appartient de les dénoncer publiquement ! Alors si quelqu’un vient vous raconter que la dîme (qui reste un enseignement biblique) n’existe pas, et que vous ne devez pas donner d’argent à votre église locale, alors regardez-le bien, parce qu’en face de vous, vous avez un truand de la pire espèce qui vous dépouillera au nom de sa prétendue conception de la vérité ! PRUDENCE DONC !

Je reviens aux bons pasteurs si vous me le permettez ; ils sont légion tout de même, et leur travail n’est guère facilité par les truands et les tyrans ! Ils s’occupent du troupeau avec leurs moyens et sans cesse ils doivent subir d’injustes comparaisons avec tel prétendu grand pasteur venu d’outre atlantique ou d’ailleurs ; on leur expédie à la figure leur manque de résultats ; on les trahit si souvent pour les lâcher quand ils ont le plus besoin de nous ! Mais ils sont toujours là, avec leurs erreurs, leurs limites, leurs faiblesses mais surtout avec leur amour du troupeau ! Si les brebis décidaient enfin d’ouvrir les yeux pour comprendre et apprécier le simple fait que leur pasteur n’est ni un tyran, ni un truand de la pire espèce, je trouve que ce serait bien ! Qu’en pensez-vous ?